F. Bruttin

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Hommage à Pierre Huber

Pierre Huber, chasseur d'art contemporain, est un célèbre galeriste genevois qui se tourne maintenant vers l'art asiatique et le conseil aux collectionneurs. Le collectif Ah ouais! Ah ouais!, acteur dans la scène contemporaine genevoise, souhaite interroger les choix de Pierre Huber, qui, au-delà de choix personnels, sont le reflet d'une véritable tendance.

Mise en place du projet : peindre une toile abstraite avec les lettres P et H en gros en haut. En dessous, peindre un symbole chinois signifiant : "A la limite".


Volonté du projet:
Ce projet s’insère dans le cadre du concept d’ « art évènementiel ». Pour une explication plus détaillée, retournez à l’introduction des hommages.

Qu'est-ce que l'art abstrait ? Les travaux de Kandinsky peuvent nous apporter des éléments de réponse. L'art abstrait permet, à travers un subtil mélange de formes et couleurs non figuratives à toucher le spectateur, à lui parler. Les formes et les couleurs véhiculent des messages inconscients qui vont titiller directement les émotions humaines pour y déclencher un message subjectif qui dépendra de chaque individu. Les travaux de Klein et ses monochromes valident à l'extrême cette définition.

La subjectivité étant formée par la sensibilité de chacun, intimement liée à son évolution dans un référentiel culturel donné, comment cela se fait-il alors qu’une toile abstraite issu d’une culture orientale puisse plaire à des spectateurs occidentaux ? Voilà l’interrogation qui forma le point de départ de la réflexion du collectif. Pour que le spectateur soit touché par des couleurs ou des formes, peut-être que ces dernières rappellent  un inconscient collectif, des habitudes, des non-dits, des émotions contenues dans la culture du spectateur fruit d’années d’histoire de la civilisation.

A travers cet hommage, le collectif Ah ouais! Ah ouais! a recherché à fixer les éléments interculturels qu'arrivent à transmettre des pièces d’art à des spectateurs du monde entier. L’art éveille-t-il les mêmes sentiments selon les différentes cultures des spectateurs ? Pourquoi et comment des univers différents et opposés culturellement arrivent à se parler à travers l'art ? Les spectateurs issus des différentes cultures peuvent-ils se parler ou sont-ils victime d’une sorte de dialogue de sourd artistique où, en pensant parler de la même chose, ils ne se comprennent pas ?
Parallèlement,  n’y aurait-il pas, suite à la mondialisation, une certaine uniformisation de la culture (touchant le monde de l’art) ou au contraire une nouvelle preuve que la Terre est une bien petite planète pour Homo sapiens ?

Cette réflexion est guidée par ce symbole chinois « à la limite »… Limite à dépasser ou frontière garde-fou, à chacun d’y trouver sa propre réponse...